Le cinéma actuel m'emmerde, donc c'était mieux avant.
Des centaines de VHS, des centaines de DVD, des dizaines de V-2000, quelques Blu-Ray et même trois Laser-disc.
Objectif ? Tout revoir et chroniquer ces films avant la fin du millénaire.
Et si possible démontrer que le soleil est rouge et qu'il se lève à l'EST ( mais ça on le sait déjà).
Angleterre, années 1980. Trevor, 16 ans, une croix gammée tatouée entre les yeux, sort du tribunal. Il vient d'être condamné pour vols, violences et dégradations. En route vers le centre pour jeunes délinquants, son tuteur Harry Parker tente de le convaincre de changer de voie. Mais Trevor a accumulé trop de violence en lui. Consumé par la haine et l'amertume, il va suivre un tout autre chemin…
Et le personnage que joue Tim Roth apparaît à l'écran, sauvage, violent, sur une musique punk dévastatrice.
En plein Tatcherisme de sinistre mémoire ( j'espère qu'elle continue à brûler en enfer, celle-là), il représente la métaphore de la haine des classes populaires de ceux qui ont été brisés par le système éducatif et politique mis en place.
Filmé au plus près du protagoniste, Alan Clarke arrive à nous faire ressentir le trop plein d’énergie d'un jeun homme qui ne se sent pas à sa place dans cette société et qui va s'enfoncer inexorablement vers un destin qu'il connaît mais refusant toutes concessions, qu'il accepte.
Pas de porte de sortie pour ce petit con, cette merde auto-révendiqué, qui conchie le monde qui l'entoure. Totalement nihiliste et punk, Made in Britain donc. Bollocks !
A côté, un film comme American History X, sur le même thème, peut aller se rhabiller.
Grand film d'un cinéaste trop peu connu, encore un.
Multi adapté à l’écran, cette version Fisherienne du roman d’Arthur Conan Doyle est probablement l’une des plus abouties au moins en termes visuels, elle est en tout cas la première à être tournée en couleur.
La beauté de la photographie frappe dès les premiers instants et installe le spectateur dans un univers gothique cohérent en adéquation avec celle émanant du livre, pour évoquer les raisons de la malédiction pesant sur la famille Baskerville.
La rude lande anglaise fait froid dans le dos, les décors du château des Baskerville sont somptueux, évoquant toute l’austérité Victorienne de l’époque.
Les personnages sont tout autant campés avec profondeur, Cushing est remarquable en Sherlock Holmes énergique et bondissant, Christopher Lee sort pour une fois de ses rôles de monstres pour camper un Sir Henry victime d’un complot diabolique, les seconds rôles sont tout aussi aboutis dans leurs psychologies, une mention spéciale allant à l’interprétation d’un certain Miles Malleson en pasteur rigolard et adepte de la bouteille.
Si Fisher prend quelques libertés avec l’œuvre originale, si le côté infernal de la bête qui hante la lande aurait probablement pu être plus présent et plus original que de simples hurlements lugubres et si le dénouement est un peu décevant dans sa forme et dans sa rapidité, nul doute que ce Chien des Baskerville là, n’est pas prêt de perdre son statut de classique d’adaptation des « aventures Holmesiennes ».
Lulu Massa est un ouvrier consciencieux
et acharné au travail. Employé des usines BAN, il est haï par ses
collègues auxquels, par son zèle, il impose des cadences
infernales. Il n'est guère plus apprécié des syndicats. Lorsque,
par manque de précaution, Lulu provoque un accident du travail qui
lui fait perdre un doigt, ses revendications sociales changent
subitement. Bientôt à la tête d'un mouvement de rébellion
ouvrière, il s'allie à des étudiants gauchistes et se retrouve
mêlé à une manifestation d'ampleur. Mis à pied, Lulu lutte tant
bien que mal contre la folie qui le gagne.
De l'aliénation d'un ouvrier par son
travail et sa machine qui, à la suite d'un accident, prend
conscience de sa servitude volontaire et de son état de quasi
esclave.
Au départ, Lulu n'a aucune forme de
réflexion, il fait juste ce qu'on lui demande, il travaille comme un
stakhanoviste afin de gagner un peu plus que sa maigre pitance et
avec s'acheter des conneries qui ne servent à rien (soit ce que font
la plupart des gens, non?),
Du coup, il est tellement abruti par sa
tâche qu'il ne peut que, le soir, regarder la télévision (autre
facteur majeur de l'aliénation des masses) , dormir et n'arrive même
plus à faire l'amour à sa compagne ( qui est pourtant fort
désirable). Bref, il a une vie de merde mais il ne s'en rend pas
compte et en est même plutôt satisfait et fier. Il pense que ses
collègues de travail sont jaloux de lui, il n'entend ni les
syndicats réformateurs, ni les étudiants révolutionnaires qui
l'exhortent à regarder la réalité en face, ni les manœuvres de
la direction afin que les ouvriers augmentent encore et toujours la
productivité. Et puis, survint le drame, il se coupe un doigt dans
sa machine et prend conscience de son aliénation et de la condition
de la classe ouvrière.
Dis comme ça, on pourrait s'attendre à
une œuvre qui frôle le parcours initiatique à tendance Marxiste,
avec cet ouvrier qui brise enfin ses chaînes et va latter du
bourgeois et du patronat pour enfin, comme le dit le titre, accéder
au paradis.
Sauf qu'Elio Petri, grand réalisateur
très, trop méconnu de nos jours, livre un constat amer mais juste
que les choses sont bien plus compliqués et qu'il ne suffit pas de
prendre conscience de ses problèmes pour les résoudre. Pire !
Mieux vaudrait finalement rester ignorant, « bienheureux les
simples d'esprit » en quelque sorte.
En effet, après un parcours qui va le
mener à se battre, à être virer, puis réintégrer dans l'usine,
il n'aura fait finalement que tourner en rond et sera revenu à son
point de départ, avec en plus la connaissance lucide de son état.
Horrible. La vision d'Elio Petri est d'un pessimisme total.
La séquence finale résume,
d'ailleurs, le propos, lorsque Massa raconte un rêve qui a valeur de
métaphore . Dans ce dernier, il se retrouve, lui et ses
Camarades au pied d'un mur qu'on les empêche de franchir et
derrière lequel se trouve, ni plus ni moins, que le paradis !
Ils parviennent à faire tomber le mur
et se retrouve dans le brouillard. Puis peu à peu celui-ci se lève
et ils finissent par tomber sur eux-mêmes ! De quoi ouvrir le
gaz !
Certes les conditions de travail se
sont souvent améliorer dans nos contrées ( mais elles existent
encore ailleurs), néanmoins l'aliénation à un travail répétitif,
vain et qui n'a d'autres buts que de créer de la richesse pour ceux
qui détiennent les moyens de production et les actionnaires
restent , malheureusement, plus que jamais d'actualités.
Travailleurs , Travailleuses, on vous
ment, on vous spolient !
La philosophie
transcendantale Vandammienne comme concept de base mise au service
d’une réflexion tautologique sur le moi au travers de la déraison
fondamentale de l’existence humaine.
Au travers d’une
intense mise en abîme de l’épistémologie phénoménologue
déstructurante des ses plus grandes citations, JCVD introduit la
déraison comme concept ultime de la pensée macro sidérale.
L’absence de scène
de grand écart facial déconstruit le mythe réducteur que les
médias font du grand philosophe belge.
Une prouesse
auto-lésioniste que retiendra la raison elle-même.
Sinon, le film est très malin et qui se regarde avec le sourire. C'est, aussi selon moi, le meilleur film de Van Damme où la séquence d'interrogation existentielle vaut son pesant de cacahuètes.
Film méconnu de la Hammer et de Terence Fisher, il n'est jamais sorti au cinéma en France ( mais en Belgique probablement, vu qu'il existe une affiche franco-flamande) et il n'existe aucun édition VHS ou DVD de par chez nous (du moins à ma connaissance).
«Coincé » chronologiquement parlant entre « Le Chien des Baskerville »en 1958 et « La Malédiction des Pharaons en 1959, deux autres de films de Fisher, qui ne chômait donc pas, il a probablement souffert de l'absence de scène purement horrifique hormis dans les cinq dernières minutes.
Et c'est bien dommage, car c'est un film qui mérite largement le détour, ce qui semble normal avec un tel réalisateur, assisté de la triplette magique, Jimmy Sangster au scénario, Jack Asher à la photogrpahie et Bernard Robinson aux décors, soit l'équipe qui a donné les meilleurs Hammer.
Le docteur Bonner a trouvé le moyen de vivre éternellement par des transplantations régulières d'organes provenant de victimes en bonne santé. Pour son entourage, il ne dépasse guère la trentaine, mais son collègue et ami de toujours, le Docteur émérite, Ludwig Weisz est le seul à être au courant de son véritable âge : 104 ans.
Histoire d’immortalité, de dilemmes philosophiques et moraux, matinée d’un zeste d’horreur et de fantastique, « L’homme qui trompait la mort » est une œuvre intéressante d’un strict point de vue scénaristique et ne manque pas d’atouts, avec son casting qui réunit Christopher Lee, le grand Anton Diffing et la sublime et poitrinaire Hazel Court (à moins d’être un moine trappiste, bien difficile de regarder ailleurs que dans son décolleté !) et une photographie impeccable.
Comme le Dr Jekyll ou Jack Griffin (Aka l’homme invisible) il s’est vu contraint de tester sur lui-même son invention et il est devenu immortel…Mais c’est une immortalité qui va le contraindre à devenir immoral, obligé de tuer des gens pour survivre. Sa vie en marge de l’humanité suscitant en lui de douloureuses questions « métaphysiques ».
Le Dr Bonner est, en fait
typique de l'archétype du personnage « Fishérien », c'est un
aristocrate qui se croit supérieur à la plèbe, sans le moindre
scrupule, c'est en quelque sorte Frankenstein et sa créature réunit
en un seul homme.
Une édition DVD zone 1 et Bluray existe chez Legend Films (les non-anglophones peuvent se gratter cependant).
On me susurre qu'en cherchant bien, on peut trouver des sous-titres dans la langue de Jean Rollin.
Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi, me
suis-je imposé de revoir ce machin ?
Une bande de djeunz boutonneux ( on les
voit pas les boutons mais c’est à cause du maquillage ) totalement
crétins et crétines arrive au bord d’un lac pour passer leur été
dans un camp de vacances à s’occuper de chiards, de moutards, de
morveux de tous types. Sauf que là on les verra pas, vu que c’est
avant l’ouverture du camp proprement dit que cela se passe.
Bref, donc ils arrivent et au lieu de
mettre en ordre le camp, ils passent leurs temps à relire Proust, à
s’abreuver de culture gréco-romaine, et à disserter sur la place
de la peinture flamande dans la révolution française, hein ?
non en fait ils ne font que boire, fumer et baiser ( ils font aussi
caca, mais ça on le voit pas, le caca étant métaphorisé par
l’intégralité du métrage ).
Et alors ? alors rien, mais rien
du tout, sauf que les garçons sont rigolos dans leurs shorts
moulants façon joueurs de foot de l’As St Etienne des années 70.
Et puis vlan ! V’là t’y pas
que l’autre qu’est censé être mort il y a longtemps, en fait il
est pas mort ! Et non ! Il a passé plus de 20 ans dans
l’eau, il est un peu fripé mais sinon il pète la forme le Jason (
oui c’est son nom, ça veut dire le fils de Ja en anglais. ), sa
mère aussi d’ailleurs, ils sont fous tout les deux et ils tuent
tout le monde et voilà.
Alors lorsque l'on lit sur Wikipédia,
je cite « Le réalisateur crée une œuvre d'anthologie sous
plusieurs aspects, et intègre tous les éléments propices aux
grands classiques des films d'horreur : décors magnifiques, suspense
haletant jusqu'au final, musique obsédante et angoissante, meurtres
à l'arme blanche en gros plan,... Et que dire du jeu excellent des
acteurs. ».
Soyons clair, et pas la peine de me
contredire, je déteste cela, ça me fait des remontées acides dans
l’estomac !
1 / Si vendredi 13 est une œuvre
d’anthologie, moi je suis curé défroqué.
2/ Si ce sombre étron conservateur
possède des décors magnifiques, je mange un âne ! Un lac,
trois morceaux de bois pour le camp et 5 arbres, c’est pas un décor
magnifique, c’est un décor )
3 / Si ce joint de culasse encrassé
possède un suspens haletant, c’est uniquement pour les
asthmatiques.
BEATI PAUPERES SPIRITU (Bienheureux les
pauvres d'esprit.)